New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

logo_musiczine

La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

dimmu_borgir_013_19
Janez Detd. - De Casino

At least for now

Écrit par - Stéphane Reignier -

L’histoire de Benjamin Clementine est digne d’un scénario hollywoodien. C’est celle d’un beau gosse anglais, d'origine ghanéenne, qui, un jour, par dépit, a tout plaqué.

Il débarque de l'Eurostar à Paris, sans un sou. Son baluchon et sa guitare à la main, il connaît alors le froid, la faim, les problèmes de logement et le mépris du genre humain.

Afin de subsister à cette vie précaire, il va, pendant près de quatre ans, jouer dans le métro. Son répertoire sera essentiellement constitué de reprises de Jimi Hendrix, Bob Dylan, Leonard Cohen ou Nina Simone…

Et puis, un soir, sur la ligne 2, Clementine est repéré par un producteur, Aysam Rahania. Ce dernier voit en lui un bel homme élancé au visage carré, ainsi qu’un timbre de voix qui lui glace le sang… Il présente alors ce jeune prodige à un ami, Matthieu Gazier (Ekler'o'shock). Son histoire commence tout simplement à prendre une autre issue, dès cet instant.

En juin 2013, il signe sur le label Behind, un Ep de 3 titres.

Après un passage dans l’émission de Jools Holland, sur la chaîne BBC2, où il était invité aux côtés des Arctic Monkeys et de Paul McCartney, la magie Internet opère. Les réseaux sociaux s’enflamment. Le résultat est immédiat. « Cornerstone », première chanson écrite après une dispute avec sa petite amie, devient le titre le plus écouté sur la plateforme musicale ‘Spotify’ et ce durant quelques jours.

La presse et le public sont unanimement touchés par le lyrisme et la prestance de ce jeune garçon.

« At least for now », premier opus, est plus que prometteur. A la limite du conceptuel même ! Dès lors, très difficile à cataloguer. La musique est hybride et se situe entre jazz, blues, soul et folk.

Les onze titres s’écoutent d’une traite et oscillent, avec une même régularité, entre l’équilibre doux du piano et de la voix, sans jamais le transgresser.

Chaque note résonne comme une évidence ! Son timbre puissant et charismatique métastase l’âme. La voix gorgée et le phrasé du gaillard transcendent. Les frissons envahissent mon corps lorsque ses doigts martèlent les touches de son instrument, parfois de manière hésitante, tel un funambule sur le fil.

De toute évidence, cet artiste fait bien plus que de jouer de la musique ! C’est véritablement un accumulateur d’émotions ! La manière dont il s’implique dans ses chansons, y compris physiquement d’ailleurs, bouleverse !

Ses écrits viennent du cœur! Ils mettent à vif des sentiments exacerbés! Les blessures, les relations familiales ou encore amoureuses y sont dépeintes. Il y parle de la vie : la sienne.

Une mise en garde quand même : j’espère que pour le prochain album, il aura l’intelligence de contourner les préceptes commerciaux contemporains visant à servir la même sauce plusieurs fois de suite, afin de ne pas s’enliser alors dans un exercice qui deviendrait en conséquence trop facile et fatal pour lui.

Bref, qu’on l’aime ou pas, ce bonhomme ne laisse pas indifférent ! Certains verraient en lui une réincarnation de Nina Simone. Tout est dit !

Informations supplémentaires

  • Band Name: Benjamin Clementine
  • Genre: Soul/R&B
  • Label Prod: Barclay / Universal
  • Date: 2015-01-12
  • Rating: 4
Lu 975 fois
Plus dans cette catégorie : « Our love Coastline Truckers (Ep) »