Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

logo_musiczine

Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Morrissey - Lotto Arena
Kim Deal - De Roma

Some Blue Morning

Écrit par - Antoine Binamé -

Un jour comme un autre, en rentrant chez soi, on choisit de placer au hasard l’une des nouveautés musicales du moment dans son lecteur, de l’écouter d’une oreille distraite, en fond sonore. Le hasard a voulu qu’un samedi soir, elle soit happée par les premières notes de « Some Blue Morning », plage titulaire et éponyme de l’album d’Adrian Crowley. Et elle n’a été inattentive que durant les premières notes… J’écoute le disque une fois, deux fois, trois fois, je fouine un peu : « Some Blue Morning » constitue le septième opus de l’Irlandais et non pas le premier, comme je l’avais tout d’abord pensé… parce qu’il me semblait tout bonnement impossible d’être passé à côté d’un tel artiste !

On retrouve à ses côtés, en tant qu’ingénieur du son et producteur, mais également comme musicien, son ami de toujours Steve Shannon mais aussi Kevin Murphy (aux violoncelles), Katie Kim (pour les chœurs) et Emma Smith (aux violons notamment). Une fabuleuse équipe en compagnie de laquelle il a enregistré à Dublin ce septième effort studio et qui, on l’espère, l’accompagnera encore longtemps et pour cause : l’elpee fait la part belle aux arrangements, aux ambiances et au jeu sur les textures sonores.

C’est son parti pris depuis ses débuts, en 1999, lorsqu’il a gravé « A Strange Kind » : Adrian Crowley va à l’essentiel et le premier titre, « Some Blue Morning » donc, n’échappe pas à cette règle. Une vision ‘euphorique’ où les larmes font peu à peu place au ravissement (‘Some blue morning soon / We will rise and step into the glowing / Where once were tears there shall be gladness / Where once were splinters hope shall rise.’) Une idée qui traverse l’elpee et qu’on retrouve ici et là (‘The embers wink before they die’, dans par exemple « The Hungry Grass »). Adrian l’explique mieux que quiconque : son travail sur « Some Blue Morning » est différent de ce qu’il a pu faire, notamment sur le précédent LP, « I See Three Birds Flying », sans l’être totalement. ‘I wrote the songs for “I See Three Birds Flying” all in the same room and I wrote the songs for ‘Some Blue Morning’ in a different room… but both rooms are in the same house. I think that is an accurate description of my approach in more ways than one.’ (Propos d’Adrian Crowley recueillis par Mark Carry)

On retiendra « The Stranger », sans doute le morceau le plus personnel de « Some Blue Morning », le plus inspiré par la vie d’Adrian. « The Stranger », une lente rêverie dans les méandres de l’esprit d’un cœur brisé, de son introspection sur un amour qui a mal tourné.

Et dans le même temps on saluera le magnifique « The Wild Boar », véritable pièce maîtresse de l’œuvre à mon sens, un ‘spoken word’ inspiré autant par la mythologie celte que par des faits ‘récents’ (une histoire que l’Irlandais a entendue lors d’un passage chez nos voisins français). Adrian Crowley réussit ici le tour de force de moderniser la forme du conte et l’adapte à notre siècle tout en parvenant à captiver l’auditeur par l’histoire racontée prouvant, si besoin était, son implacable talent de storyteller. Et de refermer l’album par « Golden Palominos » qui malgré son sujet plus sombre (l’inévitable passage de nos vies) se permet une ‘envolée positive’ grâce à ses magnifiques arrangements.

Les fantômes de Leonard Cohen et de Nick Cave ne sont jamais loin de ce « Some Blue Morning » et l’oeuvre n’est donc clairement pas accessible à toutes les oreilles… Mais pour qui s’y risquerait, un verre de vieux bourbon à la main, au coin d’un bon feu de bois, plongé entre les cordes, les chœurs, les textures et les méandres de cet album, quel bonheur… Adrian Crowley ne se parviendra malheureusement pas davantage à se faire connaître chez nous s’il continue dans cette voie ; mais dieu que son chant sépulcral, hypnotique et authentique sur des harmonies de cordes sonne bien… Des contes ordinaires d’une puissance et d’une élégance rarement égalées.

Informations supplémentaires

  • Band Name: Adrian Crowley
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: Chemikal Underground / Konkurrent
  • Date: 2014-11-10
  • Rating: 5
Lu 771 fois
Plus dans cette catégorie : « Crime Anybody listening »