Sonic Youth ayant splitté, Lee Ranaldo se concentre donc sur sa carrière solo. Et il a monté un backing group, qu’il a baptisé The Dust, au sein duquel on retrouve son ex-comparse de la bande à Thurston Moore, Steve Shelley aux drums, le gratteur Alan Licht et le basssite Tim Lüntzel. Lors des sessions d’enregistrement qui se sont déroulées à Barcelone, en 2013, il avait également reçu le concours de João Paulo Feliciano à l’orgue Hammond et du musicien catalan, Raül Fernandez Refree, au mixing.
Les 12 compos de cet opus proposent des versions acoustiques de « Last night on earth » et de « Between the times and the times », ainsi que trois covers : le « Revolution blues » de Neil Young, « Bushes and briars » de Sandy Denny et « You just may be the one » de Michael Nesmith, compo qui figurait sur l’album des Monkees, « Headquarters », paru en 1967. Lee n’a pas une voix transcendante, mais tout au long de cet elpee, il parvient à y injecter tout son feeling, en s’appuyant par ailleurs sur un backing group irréprochable. Accords de grattes plaqués ou cordes jouées en picking, (contre)basse swinguante et drums ouatés ou percus bien senties font bon ménage et balisent des chansons qui malgré leur style ‘unplugged’ ne suscitent jamais l’ennui. Certaines pistes osent même l’aventure psychédélique, un peu dans l’esprit de feu Syd Barrett (« Shouts »). Il n’y manque que les voix de Crosby, Stills & Nash pour magnifier l’ensemble… On peut toujours rêver !

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