A l’écoute d’« Ultraluminal », on se demande si le temps ne s’est pas arrêté au beau milieu des années 90, pour ces Américains. Car leur mélange de post-hardcore, de métal et d’emocore est, avouons-le, un peu daté. Imaginez la puissance de Cave In plongée dans un climat atmosphérique et métallique cher à Deftones, et vous aurez une idée plus ou moins exacte du style anachronique proposé par ces Américains. Issu de Brooklyn, ce groupe a été fondé en 2006. Et cet « Ultraluminal » constitue son 3ème elpee, un disque produit par Andrew Schneider (Cave In, Pelican). Particulièrement écrasante, l’instrumentation (quelle basse !) est arrondie par les lignes vocales atmosphériques et ultra mélodiques d’Eric Jernigan ; entre cris et murmures, elles sont presque dignes d’un Chino Moreno. Les aficionados du combo californien ne parviendront probablement pas à résister à l’excellent « Private Party » ou au quasi radiophonique « Illawarra Escarpment ». Parfois la nostalgie a quand même du bon…

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