Benoît Lizen est un personnage pour le moins atypique dans le paysage musical liégeois étiqueté Honest House. Agé de 30 ans et détenteur d'un diplôme de biologie, le Wallon a grandi à l’écoute des ‘folkeux’ américains plutôt que des groupes indie-rock.
C'est à l'âge de 13 ans qu'il se découvre une passion pour la musique acoustique en manipulant la six cordes. Difficile de savoir si à l'époque le Liégeois avait déjà un tempérament rêveur mais c'est en tout cas ce que l'on ressent aujourd’hui quand on écoute ce superbe premier album.
En plus d’être un rêveur, Benoît Lizen possède une âme poétique. À l'image d'un Sigur Ros, il privilégie les sons pour véhiculer des émotions plutôt que des mots sensés. Afin d'y parvenir, il a inventé une langue dont la lexique tient sur une feuille A4: le Galionka.
Son premier opus mêle folk, blues et country. On pense notamment à un Devendra Banhart au sommet de son art. Particulièrement minimaliste, la musique du Wallon parvient à nous émouvoir grâce à une voix sensible gorgée d'émotions. Il s’accompagne à la guitare acoustique, mais aussi parfois d’un banjo ou d'une lap steel. Circonstanciellement, il est soutenu par des choeurs d’enfants.
Les mélodies baignent tantôt dans la mélancolie, tantôt dans une certaine forme de quiétude. Mais plus que tout, elles vous flanquent des frissons. Rarement, un songwriter belge aura été aussi convaincant. A croire que la vallée de la Meuse (ou les Ardennes, en tant que bon biologiste) inspire le Belge.
Quoi qu'il en soit, Benoît Lizen livre l'un des meilleurs album de folk ‘made in Belgium’ de ces 10 dernières années.

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