Trio de Cardiff responsable des excellents « My Pain And Sadness Is More Sad And Painful Than Yours » (2003), « The Difference Between You And Me Is That I’m Not On Fire » (2004) et, surtout, « McLusky Do Dallas » (2002), McLusky est l’une de ces formations qui n’auront connu qu’une brève carrière avant de s’évaporer dans le gris du ciel britannique, bien trop soudainement. Des cendres de McLusky est né Future Of The Left, à l’initiative d’Andrew Falkous et Jack W. Egglestone auxquels est venu se greffer Kelson L.T. Mathias, ex-Jarcrew. Cette nouvelle configuration, sans être un avatar grotesque de McLusky, s’avère constituer un enchaînement parfait et bien pensé.
Reprenant quelques uns des ingrédients majeurs qui ont fait le succès de leur ancienne formation, Andrew, Egglestone et leur nouvel allié balancent un « Curses » tout en éclats et en fureur. En 37 minutes, le trio réussit à réveiller les morts (« Plague Of Onces », « Real Men Hunt In Packs »), les faire danser tout en emplissant leur gosier inexistant de liqueurs en tous genres (« Manchasm », « My Gymnastic Past », « adeadenemyalwayssmellsgood ») et même leur permettre un court instant d’introspection (« The Contrarian ») avant de retourner gentiment s’allonger dans leur sombre et étroite résidence, en attendant la prochaine sortie nocturne de Future Of The Left. Tout ça ne nous rendra pas McLusky mais c’est un putain de bon début !

Nederlands
Français 
