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The Most Important Place in the World

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Dans quelle nouvelle aventure s’est encore fourré l’Ecossais Aidan Moffat, ex-tête pensante d’Arab Strap (avec Malcolm Middleton), en s’associant pour la seconde fois avec son compatriote et multi-instrumentiste Bill Wells (que l’on a vu aux côtés d’Isobel Campbell, des Pastels ou encore de Barbara Morgenstern). Une collection de comptines pour enfants ? C’est en tout cas ce que nous laisserait croire le dessin réalisé par son fils de 6 ans pour illustrer « The Most Important Place of the Word »… Une idée bien vitre démentie à l’écoute de cet opus, sur lequel Moffat conte –plus qu’il ne chante– ses histoires désabusées au cours desquelles il exprime ses regrets et autres frustrations, d’un accent ‘scottish’ à couper au couteau. ‘The Most Important Place in the World’ est un slogan piqué au géant suédois de la vente de mobilier et de déco, Ikea, et un début de critique –acerbe– à l’égard de notre quotidien et de la décadence urbaine, exercices dont a toujours raffolé notre homme déchiré entre humour, cynisme (‘God only wants you when you’re down and lonely’) et tristesse (‘The fridge is empty, the cupboard is bare, your bed is cold – but fuck it, there’s always another promise to break, tomorrow and always another night to forget’)… Parfois dissonant (« Lock Up Your Lambs »), légèrement bossa-nova (« Any Other Mirror ») ou d’un classicisme avéré (« VHS-C »), le duo vient de concocter une nouvelle œuvre incontournable, nous réservant même « Street Pastor Colloguy, 3 A.M. », un mini sommet, caractérisé par son rythme uptempo, son saxo enivré (au Whisky ?) et son final extatique tramé dans les chœurs gospel. Un autre –quasi– sans-faute pour Aidan Moffat… et probablement Bill Wells, même si j’avoue moins bien connaître l’univers musical de ce dernier…

 

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