L’univers particulier de The Tallest Man on Earth est très souvent un terreau fertile pour la confection de disques magnifiques. Mais dans un même style. Et depuis ses débuts, Kristian Matsson semble s’y conformer. Alors, question existentielle, allait-il tenter de se renouveler en publiant « Dark Bird Is Home », son –déjà– 4ème essai ? Changer de direction est souvent un pari risqué, quand ce n’est pas carrément casse-gueule… Et susciter l’ennui est parfois préférable que carrément décevoir…
Bref, le Suédois n’est pas encore prêt pour la révolution. Ce clone vocal de Bob Dylan a quand même le bon goût de varier subtilement ses compos et même d’étoffer l’instrumentation ; à l’instar des quasi pop « Timothy » et « Sagres », d’un « Darkness of the Dream » enrichi de cordes ou du plus léger « Darkness of the Dream ». Entre ces petites récréations, l’autoproclamé ‘Plus Grand Homme du Monde’ propose des morceaux folk classiques et intemporels, comme d’habitude. Orfèvre en mélodies pastorales, ce véritable chantre parvient une nouvelle fois à faire fondre les cœurs, à l’aide de ses compositions bouleversantes et introspectives, dans la plus pure tradition ‘dylanienne’, à l’instar de « Beginners » ou « Singers ». Au lieu de retourner sa maison de fond en comble, Kristian Matsson a plus sagement décidé de la rafraîchir… et c’est dans doute bien mieux ainsi !

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