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Fill Up The Room

Écrit par - JoWell -

Rescapé de la formation initiale de 2000, Fred Thomas (ex Flashpapr et Lovestick) est le moteur indéniable qui hante les studios depuis sept ans et cinq elpees pour les bienfaits de Saturday Looks Good To Me. Passionné par la recherche sonore, cet aventurier de l’indie rock découpe en fragments nets et précis la douceur et l’éventuelle platitude d’une composition pop/rock pour la recomposer exsangue de morosité et indéniablement bourrée d’énergie revitalisante. Croisement improbable entre Unkle Bob et Bloc Party, le groupe entraîne l’auditeur et l’hypnotise pour le confronter ensuite à un riff de guitare bien lourd comme sur “When I Loose My Eyes”, par exemple. S’enchaîne ensuite “Make A Plan” ballade tranchée par la disto électronisée d’une guitare volante. Piégée par la sensibilité et le sarcasme de certains textes, “Fill Up The Room” parvient à se sortir du tourbillon de la crainte par un pied de nez salutaire. A l’instar d’“Edison Girl”, plage légère et intimiste de l’album. La voix candide et enveloppante de Betty Marie Barnes apparaît sur “Hands In The Snow”, une compo dont la formule pop nous communique un frisson. Il nous parcourt même rapidement l’échine. Elle confirme les émotions que nous pressentions pour l’album. Dommage que cette vocaliste ne fasse son apparition qu’à ce moment. Mais peut-être est-ce là une démarche tout à fait consciente. Une démarche qui nous éviterait de nous contenter juste de l’écoute de l’album, alors que c’est de charme dont il est ici question.

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