Malgré son nom (NDR : ‘Good Riddance’ signifie littéralement ‘Bon Débarras’), on ne se débarrasse pas aussi facilement de héros issus de la scène punk californienne, qui ont sévi au cours des nineties. La plupart des groupes qui ont marqué cette époque, sont d’ailleurs toujours en activité. A l’instar de NOFX, Lagwagon, Bad Religion ou Pennywise. Tout aussi énervés qu’à leurs débuts en 1995, les musiciens de Good Riddance ne dérogent pas à la règle et reviennent, presque 10 ans après leur dernier méfait, pour commettre un nouveau forfait. Comme si rien n’avait changé ! Tout au long de « Peace in Our Time », les canailles de Santa Cruz (re)déballent les recettes qui ont forgé leur succès : un punk mélodique fortement influencé par le hardcore et caractérisé par le recours constant à une double pédale. La voix de Russ Rankin semble avoir été clonée sur celle de Joey Cape (Lagwagon) tandis que le message se révèle toujours aussi engagé ! Dès « Disputation », le ton est donné. Pas de répit. Quatorze uppercuts ou swings décochés dans les tripes. La rage de Good Riddance n’a peut-être jamais été aussi intense. Et des pistes –qui ne dépassant rarement les 2 minutes– comme le single « Contrition », le plus écrasant « Take it to Heart », l’efficace « Washed Away » et même le presque pop « Grace and Virtue » constituent des preuves irréfutables… On ne se débarrassera décidemment pas d’eux aussi facilement…

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