Espérons que Nick Kinsey se sente moins seul qu’il ne le regrette, s’il devait récolter un éventuel succès –d’estime tout au moins– pour « My Loneliest Debut », son premier essai solo, après avoir accompli des missions ponctuelles pour Elvis Perkins (dont il est le batteur), Cold War Kids, Bon Iver, AA Bondy et My Morning Jacket.
Dans l’univers du pop/rock, le musicien de Brooklyn s’inscrit dans la lignée des songwriters classiques anglo-saxons. Soyeuse, sa voix évoque tout à tour Jeff Tweedy (Wilco), Michael Stipe (R.E.M.), Nick Hemmmint (The Leisure Society) ou Dan Bejar (The New Poronographers, Destroyer, Swan Lake), si on se réfère aux figures les plus récentes du pop/rock. L’instrumentation est riche : xylophone, banjo, synthés et autre clarinette, outre la structure classique basse/guitare/batterie. Et pourtant, l’artiste se réserve toute cette panoplie en solitaire, mais également la production, opérée… dans une cuisine new-yorkaise ! Les pépites à extraire de cet elpee son légion ; à l’instar du titre maître de l’opus, de « Château Ludlow », réminiscent de Clap Your Hands, du très pop « Get Lost » ou du déjà classique –dans un monde parfait en tout cas– « Eat Your Heart out ». C’est une certitude, Kinsey ne sera plus seul au monde quand il aura enregistré son second LP, tant son talent devrait faire la différence…

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