Franchement, Florence and The Machine soufflent le chaud et le froid, tout au long de leur album « How big how blue how beautiful ». L’attaque de l’album est pourtant convaincante. Bien dans l’air du temps « Ship to wreck » est particulièrement radiophonique ; il ne casse pas la baraque mais il passe quand même bien la rampe. Il est même très susceptible de vous mettre de bonne humeur ; et puis Florence y étale toute sa maîtrise vocale pour le plus grand plaisir des oreilles. Et le morceau suivant est de la même veine. On y retrouve les mêmes ingrédients et on réalise un deuxième service encore meilleur que le premier. « What kind of man » est peut-être aussi le titre le plus plaisant.
La suite est moins rayonnante. Le schéma semble identique. Chaque morceau ressemblant un peu plus au précédent. Le véritable tournant arrive pile poil au milieu de l’opus. Et pour cause, « Various storms and saints » nous plonge dans une indifférence abyssale. Cette chanson ressemble à une B.O. royalement foireuse qui aurait pu servir à un film du genre « Titanic ».
A partir de cette plage, les morceaux coulent sans vraiment pénétrer et nous susurrer de jolies choses au creux de l’oreille. Plus vraiment de quoi faire de vagues, la plaque en devient même « Long & Lost ». Il manque une bonne tempête pour venir secouer ces flots trop tranquilles. Mais il ne reste même pas un petit canot pour dire de sauver ce qui pourrait encore l’être. Sur la longueur, on boit la tasse et elle finit par nous noyer.
« How big bow blue how beautiful » n’est pas pour autant catastrophique, mais il est un peu trop fade pour un groupe qui jouit d’un énorme potentiel comme Florence and The Machine. Une chose est sûre, ce long playing ne marquera pas son parcours d’une pierre blanche…

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