Pas trop difficile de rédiger une intro au sujet de Tim Heidecker… Un bref coup d’œil à sa biographie suffit pour noircir quelques pages ! Le natif de Pennsylvanie a en effet déjà vécu plusieurs vies et semble manifester une certaine hyperactivité artistique. Humoriste au sein du duo Tim & Eric (idoles d’… Eric & Ramzy !), réalisateur à ses heures perdues, acteur (Bridesmaids), écrivain, mais aussi musicien donc (The Yellow River Boys, Heidecker & Woods ou Pusswhip Banggang), il publie un premier album solo, intitulé « In Glendale ».
Ses penchants d’humoriste semble toutefois prévaloir, car même pour sa carrière musicale, l’Américain a le bon goût de conserver son ton décalé et drôle... Son style s’inscrit dans la lignée d’un Ben Folds, mais dans un registre rock americana pleinement assumé. Les thèmes sont variés. L’humour subtil et satirique de Tim Heidecker s’exprime entre son amour pour la Californie (l’évident single « In Glendale »), le homeworking après une soirée arrosée (« Work From Home ») ou les fins de mois difficiles (l’enjoué « When the Cash Runs Out »). Mais –heureusement– le fond ne l’emporte pas sur la forme et les mélodies sont souvent réellement addictives. Classieuse, l’instrumentation fait souvent mouche. A cause des cuivres ; et puis de ces accords de piano hantés par Randy Newman. Tout au long d’« In Glendale », Tim Heidecker nous propose un concentré du meilleur de l’Amérique véritable mais progressive à la fois. A classer entre The Hold Steady et ‘Saturday Night Lights’. Plus Bernie Sanders que Donald Trump, donc !

Nederlands
Français 
