Depuis la sortie de son premier LP, "Ride Your Heart", en 2013, les événements se sont bousculés dans l’existence des frangines Clavin. Elles ont vécu des expériences difficiles. L’une a été virée de chez elle et l’autre a souffert d’une relation amoureuse (trop) fusionnelle. Des épreuves qui fatalement finissent par marquer la musique des Californiennes (NDR : elles sont originaires de Los Angeles). Le duo a également élargi son line up, puisqu’il a également accueilli une bassiste, Micayla Grace.
Produit par Joe Chiccarelli (Morrissey, The Strokes, Elton John), "Welcome the Worns" se révèle bien plus garage que le précédent long playing. Un peu dans l’esprit des 90’s. Déjà que Bleached est un patronyme qui se réfère clairement à Kurt Cobain. Et pour cause, paru chez Sub Pop, "Bleach" est le titre du premier elpee de Nirvana. D’ailleurs, le trio pourrait signer sur ce label, où il serait plus à l’aise que chez Dead Oceans (The Tallest Man on Earth, Kevin Morby, Destroyer, Phosphorescent, ...), écurie davantage focalisée sur les artistes folk.
"Welcome the worms" s’ouvre par deux excellents titres de punk/garage aux refrains accrocheurs. Soit "Trying to lose myself again" et "Keep On Keepin'On", dont les riffs de gratte se révèlent d’une redoutable efficacité. "Wednesday Night Melody" adopte un profil davantage pop, lorgnant même vers Weezer. Bref, une mise à feu à la fois jouissive et rythmée, tout en demeurant accessible. Et on ressent même un brin de nostalgie à l’écoute de ces premiers morceaux. Mais progressivement, Bleached commence à tourner en rond. Et finit par sonner creux, à l’instar de l'insupportable "Sour Candy", caractérisé par refrain moelleux. Dommage ! Le départ était tonitruant, mais la suite nous a laissé sur notre faim…

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