Bob Mould est une figure tutélaire du rock indie aux incontestables réminiscences punk. C’était le guitariste de Hüsker Dü, un groupe mythique qui a exercé une influence majeure sur le rock alternatif des années 90. De prestigieux groupes tels que Nirvana ou les Pixies les vénere(aient). Au bout d’une bonne dizaine d’années d’existence, le trio s’était séparé. Fin des années 80, le New-yorkais s’était alors logiquement lancé dans une carrière solo, entrecoupée par une aventure au sein de Sugar, mais dont la discographie sera toujours autant marquée par ces inimitables murs de guitares.
« Patch the Sky » constitue déjà le 13ème pavé lancé dans la marre de sa déjà longue carrière sonique opérée en solitaire. Que ce soit à travers des paroles désabusées (‘I try to be happy every day, but my black heart it burns’), des morceaux ambitieux, lyriques ou mélodiques, Mould parvient à peindre ses compos en clair-obscur, à l’instar de l’imparable « Pray for Rain » ou la ballade ‘anthémique’ « Hold On ». Toutes guitares dehors, Bob Mould égrène son tracklisting tambour battant. Plusieurs écoutes sont d’ailleurs nécessaires avant de découvrir cette belle et lumineuse complexité. Retrouver Bob Mould c’est comme tomber nez à nez avec un vieux copain et reprendre ses conversations adolescentes comme si rien n’avait changé… Un vrai bonheur teinté de nostalgie donc.

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