Après le split de Smith Westerns, Cullen Omori a décidé d’embrasser une carrière solo. Deux autres membres du défunt combo ont voulu, de leur côté, monter un nouveau groupe, Whitney. Soit le guitariste Max Kakacek et le batteur Julien Ehrlich (NDR : un ex-Unknown Mortal Orchestra). Leurs compos, ils vont d’abord les tester sur les planches. Puis tout naturellement les graver sur un premier elpee. Intitulé « Light Upon the Lake », il est paru sur le label Secretly Canadian (Suuns, The War on Drugs, Damien Jurado, …)
Tout comme le titre de cet opus l’indique, le folk/rock dispensé par les deux compères est à la fois lumineux, chaleureux et candide. D’ailleurs, les dix pépites de cet LP sont, de préférence, à consommer au soleil. Un peu dans l’esprit de la formation californienne, Girls. Caractérisée par des accès de basse caoutchouteux (« Follow »), un timbre vocal (NDR : celui de Julien Ehrlich qui se charge également des drums) aigu mais harmonieux, des riffs de guitare délicats mais terriblement efficaces (l’excellent « Dave’s Song »), les plages de cette plaque bénéficient régulièrement du concours de potes musiciens. A l’instar de Ziyad Asrar (également aperçu chez Smith Westerns), venu donner quelques coups de gratte rythmique. De Josiah Marshall aussi, mais de basse. Préposé aux cuivres, Will Miller s’impose à la trompette, sur le jazzyfiant « Red Moon ». Malcolm Brown tapisse de son orgue le titre énergique « No Matter Where We Go ». Enfin, Jonathan Rado (Foxygen) coproduit le long playing. Et c’est flagrant tout au long du titre d’ouverture, « No Woman ».
« Light upon the Lake » est un album qui s’écoute sans modération. Un disque de saison, mais pas seulement !

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