Bobby Gillepsie est un caméléon, c’est une certitude. Il est capable de s’adapter à tous les styles. De la pop au rock, en passant par le psychédélisme, le gospel, le punk, l’acid house et bien sûr l’électro qui domine le dernier elpee de Primal Scream (NDR : le onzième !). Enfin plutôt la synth pop, abordée le plus souvent dans l’esprit de Soup Dragons, The Farm et surtout New Order. Même que la voix de Bobbie emprunte parfois le timbre vocal falsetto de Bernard Summer. Lors des sessions d’enregistrement, le combo a reçu le concours d’une brouette de collaborateurs, dont les soeurs Haim et Sky Ferreira, sans oublier Bjorn Yttling de Peter Bjorn and John, à la coproduction.
Le résultat est plus que mitigé. Pourtant, le titre d’ouverture, « Trippin’ on you love’, nous replonge dans le Madchester des Happy Mondays. Et il est superbe. Survitaminé, complexe, menaçant, « When the blackout meets the fallout » baigne dans l’électro indus. Et bien souligné par des chœurs (‘Hallelujah’), « Golden rope » en revient à un format plus rock, plus rollingstonien ; il est même traversé par un excellent solo de saxophone. C’est dans ce style que votre serviteur préfère la formation. Puis rideau. Ballade acoustique élégiaque, « Private wars » aurait ainsi pu figurer au répertoire d’un groupe de metal quelconque. Et le reste ne vaut pas tripette. Mieux vaut donc ne pas trop s’étendre sur le reste, même si parfois les spectres de Yazoo, d’Indochine voire de Patrick Juvet sont très susceptibles de planer…

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