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Cosmic Dust (Ep)

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Butterscotch Hawaiian est un sextuor parisien fondé en 2014. Après avoir réalisé quelques demos, il enregistre un premier Ep en 2015 (« Vice Will Adore »). Puis un second, en juin dernier. Intitulé « Cosmic dust », il est découpé en cinq plages. Des pistes qui oscillent entre le psychédélisme et le garage à coloration sixties. Lors de l’introduction d’un sitar, on ne peut s’empêcher de penser aux Beatles circa « Magical Mystery Tour ». A l’instar du titre maître qui ouvre la plaque. Un climat qu’on retrouve sur l’instrumental « Moddey dhoo », impliquant, en outre, du tabla. Plus garage, la piste de clôture, « Stay around » se singularise par ses sonorités vintage. Abordées un peu dans l’esprit des Yardbirds originels. Mais le plus surprenant procède du chant. Ou plus exactement des harmonies vocales. Dispensées sur différents niveaux, elles évoquent tour à tour Brian Johnston Massacre ou Temples. Les babacools penseront, eux, plutôt à Jefferson Airplane. Blues semi-acoustique, « Cowboys Unicorn & Glitter lake » est traversé par deux ou trois accès de groove furieusement électriques. Un groove bien plus présent encore sur « Disguise my sky » (NDR : référence à « Lucy in the sky with diamonds » ?) Et pour cause, le tempo semble carrément calqué sur du bon Dandy Warhols, même si les digressions électriques dérapent dans l’univers du Grateful Dead, alors que l’ensemble est saupoudré d’effets spéciaux, comme le propageait autrefois, le Gong de Daevid Allen. Tout un programme ! La boîte à idées de Butterscotch Hawaiian est pleine à ras bord. Et ce n’est pas pour me déplaire. Mais bien évidemment, si le band parvient à bien digérer toutes ses influences, il pourrait devenir la bonne surprise en 2017. On devrait y voir plus clair lors de la sortie d’un véritable album…

 

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