Heron Oblivion est un band californien au sein duquel on retrouve deux ex-Cosmic on Fire, Ethan Miller et Noel von Harmonson ainsi que Charlie Saufley (Assemble Head in Sunburst Sound). Mais également Meg Baird, qui a notamment sévi chez Espers et The Baird Sisters, outre son implication au sein des backing groups de Sharon Van Etten et Bonnie Prince Billy. Non seulement cette dernière assure les vocaux, mais également les drums.
Le premier elpee de ce quatuor est éponyme. Partagé en 7 plages il fait la part belle aux guitares. Dissonantes, tintinnabulantes, jumelées, crazyhorsiennes, gémissantes, cosmiques, meurtrières ou chargées de ‘fuzz’, elles trament une structure qui a tout pour plaire. D’autant plus que la voix diaphane de Meg, très susceptible de nous renvoyer dans un univers aussi intense et éthéré que celui d’Opal (« Rama »), est un véritable enchantement. Ainsi, le titre qui ouvre l’opus, « Beneath fields » est en tous points remarquable. Et le plus dramatique « Oriar », qui embraie, semble hanté par le Jefferson Airplane. Mais au fil de l’opus, cette voix est de plus en plus submergée par l’instrumentation, et ne remonte plus à la surface qu’épisodiquement. Dommage, car au départ, le concept était vraiment génial. Car paradoxalement, au final ce sont les guitares qui ont noyé le poisson nommé Meg…

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