Cherry Galzerr est un trio américain né en 2013. « Apocalipstick » constitue son troisième opus ; mais du line up initial, il ne reste plus que Clementine Creevy, la chanteuse/guitariste. Un disque qui a reçu le concours de Joe Chiccarelli (The Strokes) et de Carlos De La Garza (Bleached) à la mise en forme. Et manifestement, ils ont marqué cet elpee de leur empreinte. Le son est bien plus raffiné. Les aspérités subtilement gommées. Ce qui risque fort de diviser les fans du combo. Les deux précédents opus étaient quand même bruts de décoffrage. Et les compos rageuses. Davantage enlevées, aussi. Finalement, l’expression sonore évoque ici davantage le mouvement Riot Grrrl et plus particulièrement des groupes comme The Breeders voire Veruca Salt. Ce qui ne veut pas dire que ces plages négligent l’électricité. Les cordes de guitares peuvent cependant se révéler chatoyantes voire atmosphériques (Sad Lovers & Giants ?) Ou alors sculptées dans le funk blanc. A l’instar de « Only kid on the block ». Cinglantes, corrosives, elles sont aussi parfois contaminées par le dub. Un peu comme chez The Clash (« Moon dust »). Mais nonobstant les explosions circonstancielles du chant de Creevy, les harmonies vocales sont claires et soignées, parfois angéliques (« Lucid dreams »). Et puis régulièrement un synthé organique, très eighties, presque new wave, vient velouter les compos. Il reste encore des traces de post punk, comme sur « Trash people » ou lors du titre maître qui clôt le long playing ; mais en général, les morceaux se révèlent plus construits, moins viscéraux quoique agréables à l’écoute. Et rien que la plage qui ouvre l’album, « Told you I’d be with the guys », hymne à la solidarité féminine, vaut son pesant de cacahuètes.

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