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Kreator - 25/03/2026
Stereolab

Summer love

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The Narcotic Daffodils a été particulièrement secoué, puisque trois des membres se sont fait la malle, dont la chanteuse, Irène Csordas, qui avait pris, pourtant, une place de plus en plus importante, au sein du line up. Finalement, les vétérans Simon Rigot et Philippe ‘Flupke’ De Clercq ont décidé de poursuivre l’aventure, en recrutant de nouveaux musiciens. Il a quand même fallu un certain temps avant de dénicher les nouvelles têtes…

Bref, « Summer love » constitue le 3ème elpee du band. Et le titre de l’opus est significatif. Il plonge ou replonge au cœur de la flower power. Paradoxalement, ce titre maître est le seul qui soit sculpté dans le garage/rock à coloration 60’s, nonobstant l’interlude atmosphérique. Une piste qui aurait pu naître d’un croisement entre Count Five et Electric Prunes. Chœurs réminiscents des Yardbirds à l’appui. Car en général ces vocaux sont plutôt atmosphériques. Même que régulièrement on ne peut s’empêcher de penser à Gong. Les morceaux sont également planants, mais surtout particulièrement complexes. Paradoxal, mais la voix de la nouvelle chanteuse, Luna Doppée (NDR : elle avait joué de l’accordéon, sur « Weathered », une plage du dernier LP, « Cellex ») est davantage scandée, lorsqu’elle ne se dilue pas dans l’éther. Finalement, la musique des Narcotic Daffodils est devenue plus prog que psyché, malgré le final « Atomic 53 », piste au cours de laquelle le sitar de Simon est plus présent. Car en général, ce dernier nappe généreusement les compos de son orgue Hammond. Dont les sonorités évoquent tour à tour Jon Lord, Rod Argent (NDR : ce n’est pas neuf !), Steve Winwood (Traffic, Spencer Davis) ou encore feu Ketih Emerson, à l’époque où il végétait encore au sein de Nice (NDR : à vos encyclopédies !)

Et dans le jeu de quilles, figure un titre curieux, « Bruxelles », interprété dans la langue de Voltaire. Enfin, il faut vraiment tendre l’oreille pour comprendre les paroles. C’est sans doute ici que le bât blesse parfois, puisque cette voix est parfois un peu trop noyée sous la richesse de l’instrumentation. Pourtant, le mixing a été confié à Remy Lebbos (Studio Rare Sounds), notoire dans le milieu, à Bruxelles.

Bref, malgré cet été meurtrier, davantage que propice à l’amour, The Narcotic Daffodils a retrouvé un terreau conforme à ses aspirations. Et quoique narcotiques, les jonquilles sont particulièrement parfumées. Alors n’hésitez pas à vous en délecter…

 

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