We Are Scientists, version 2.0. Deux ans après « With Love And Squalor », les scientifiques de Brooklyn sonnent l’heure du retour, en oubliant toutes leurs promesses. Eux qui, de leurs féroces coups de grattes, déclaraient la guerre à la morosité de la manière la plus efficace qui soit. Depuis, un membre du trio, Michael Tapper (batterie), a claqué la porte du labo, emportant sous sa veste toute l’inspiration du désormais duo. Sans conviction apparente, la nouvelle mouture de la formation s’extirpe pour la seconde fois de leur antre pour présenter leur nouveau pamphlet. Pourtant pleines de bonnes intentions, les formules distillées sur « Brain Thrust Mastery » peinent à séduire. Les effets de « Nobody Move, Nobody Get Hurt » et « The Great Escape » se sont estompés pour laisser place à des rythmes quelconques, rébarbatifs et, par conséquent, prévisibles. Excepté un « Lethal Enforcer » délicieusement eighties et un « Chick Lit » dont le riff de guitare sonnera étrangement familier aux fans de Breakwater et Daft Punk, l’ensemble de ce nouvel essai est indigne d’une formation dont on attendait beaucoup. Le chiffre porte-bonheur de We Are Scientists ne sera manifestement pas le 2...

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