Deuxième tentative d’ensorcellement de la part de Beach House, deuxième mission accomplie. A peine quelques mois après la sortie de son œuvre d’introduction, le duo montre, comme il l’indique lui-même, toute sa « Devotion » aux notes délicates et éthérées ainsi qu’à la pop psyché. Alex Scally et Victoria Legrand, propriétaires de cette demeure balnéaire, délivrent à nouveau une succession de plages hantées par le fantôme de Nico.
Dès le frottement de caisse annonçant l’ouverture de “Wedding Bell”, les convives plongent, bon gré mal gré, dans un océan de bien-être dont ils n’émergeront que longtemps après les dernières notes de “Home Again”, titre sonnant la fin du voyage avec une justesse prodigieuse. Les invités auront, entre-temps, croisé la route d'étranges peuplades sous-marines ainsi que de nombreuses autres inquiétantes et indistinctes formes de vie. Le voyage à vingt mille lieues sous les mers aura par ailleurs atteint des sommets de beauté à plusieurs reprises (« Gila », « D.A.R.L.I.N.G. » et « Some Things Last (A Long Time) », cover d’un classique de Daniel Johnston). En quelques mots, le second séjour proposé par Beach House est à la fois si apaisant et curatif qu’il devrait être remboursé par la sécurité sociale.

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