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Troostprijs

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Le duo néerlandais At The Close Of Every Day apporte un soin tout particulier à l’élaboration de ses pochettes. « The silja symphony » était présenté sous la forme d’un calendrier et le remix « Leaves you puzzeld » d’un puzzle (of course !). Quant à ce « Troostprijs », le quatrième opus studio des Amstellodamois, il  est emballé sous une enveloppe de papier argenté orné d’un superbe ruban. A l’intérieur, le booklet de couleur mauve, se déplie en cinq volets et, en l’ouvrant, on peut décrocher le cd. Un packaging limité aux 1 000 premiers exemplaires, au sein duquel figurent les lyrics. Des textes qui traitent très souvent de thème religieux, voire bibliques. Hormis le titre maître, toutes les compos sont chantées dans la langue de Shakespeare.

At The Close Of Every Day adore les paradoxes. Et il le prouve à nouveau sur ce nouvel elpee. Un disque dont les arrangements sont superbes, raffinés et surtout très riches. Orchestraux voire symphoniques, ils impliquent des instruments à vent, à cuivres, à cordes, et tutti quanti. Et puis un piano électrique, dont les accords sont plaqués à la manière de Supertramp sur deux plages (« It’s like fire » et « I need to break your heart »). Hormis les arrangements orchestraux, Axel Kabbord et Minco Eggersman se chargent à peu près de tout. Même la production. Le premier se réserve, cependant les parties de guitare. Le second les drums et le chant. Sa voix possède d’ailleurs des inflexions fort proches de Mark Eitzel (NDR : mais certainement pas le timbre). Les compos les plus acoustiques, jouées en picking, peuvent d’ailleurs rappeler American Music Club. Mais en général, A.C.O.E.D. pratique une pop particulièrement mélodique, mélancolique mais jamais ténébreuse, qui évolue à la croisée des chemins d’Eels, des Nits et (ben oui !) de Girls In Hawaii (dans ses moments les plus tendres). Un album fort agréable à écouter.

 

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