Enregistré le 18 octobre 2005 au Trianon de Paris, ce live surgit dans la discographie de Camille après (seulement) deux albums : « Le Sac des Filles » (2002) et « Le Fil » (2005), disque acclamé par le public, encensé par la critique. Sur scène, Camille pousse sa démence artistique au premier rang. Les mots se bousculent, les onomatopées dansent dans sa bouche, les refrains valsent avec les couplets. Folle. Devant son assistance, Camille semble habitée d’une folie furieuse, d’un déséquilibre stable, insaisissable. Pourtant, ce « Live au Trianon » tend à trahir une certaine réalité. Sur scène, Camille aime à bavarder, parloter et vider son sac (de fille). Or, cet album ne retient que l’image d’une chanteuse flirtant en compagnie du délire : une acrobate trottant sur « Le Fil » de la déraison. En concert, Camille est sympathique, suffisamment terre-à-terre pour ne pas déstabiliser son auditoire. Camille, c’est la voix de l’inconscience consciente. Mais ne boudons pas notre plaisir. Le « Live au Trianon » possède d’indéniables atouts. Un son excellent, un timbre ‘Camillien’ dénudé de toute sophistication et des chansons déjantées pour planer en français. Le tour d’horizon proposé par Camille passe par ses deux précédents albums. « Pour Que l’Amour Me Quitte », un « Vous » ahurissant, un enchantant « Quand Je Marche », « Mon Petit Vieux » ou « Les Ex ». Sans oublier ses incontournables « Janine » : ‘Pourquoi tu m’appelles coup franc alors que j’m’apelle corner ? Pourquoi tu m’appelles ovule alors que j’m’appellle ovaire ?’. Toutes ces questions farfelues définissent aujourd’hui la ficelle distordue tissée par Camille. Un univers forcené, reconnu à sa juste valeur par le prisme de « Ta Douleur », pétillant tube populaire. Reste à voir si Camille pourra encore étonner et rebondir sur ses acquis. Histoire de ne pas perdre « Le Fil »…
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