Comment se venger de son boy-friend par Lily Allen ? Beaucoup d'entre vous froncent les sourcils et s'interrogent : Lily Allen ? Vous ne connaissez pas ? Pourtant, les Anglais l’estiment. Agée de 21 ans, cette pétillante jeune britannique semble être incarner la seconde révélation de l'année, outre-Manche, après les Artic Monkeys. Schéma qui semble être rodé et presque routinier, les nouveaux ‘talents’ sont découverts sur le net via le dernier ‘must have’ des indies, je citerai ce cher Myspace.
En moins de huit mois, elle est repérée, téléchargée par quelques aficionados, et enfin adoptée par une maison de disques. Comme tous les membres de la nouvelle vague, elle se fait remarquer par son franc-parler. En moins de deux, elle déclare la guerre à tout ce qu'elle ne supporte pas : la drogue, l'économie, la délinquance, les poufs hypocrites et les gros lourdeaux (« Knock 'Em Out »). Vaste programme ! Fille de Keith Allen, elle a baigné très tôt au sein d’un univers musical éclectique partagé entre ska, punk, pop et reggae. Ce qui ne manque pas de se faire sentir. Après l’écoute d'un « Smile » mutin et entraînant – peut-être un brin trop bien léché pour ne pas dire destiné à un abus abus de diffusion radiophonique - on s'entiche rapidement de Lily Allen. L’'insolence et la verve de son écriture séduisent dès les premiers titres de l'album. Hélas, on reste vite sur notre faim: « All right still » est un disque en dents de scie, passant d'une originalité musicale relativement intrigante (« Alfie », « LDN ») à des titres digne d'une Pink ou d'une Britney Spears au meilleur de sa forme (« Knock 'Em Out », « Friday Night », « Littlest Things) ». Il est également regrettable que malgré son style parfois incisif et imagé, la demoiselle ne renouvelle que rarement son vocabulaire, usant et abusant d'expressions telles que ‘cool’ ou ‘you're a waste of time’, dans la plupart de ses chansons. A défaut d'avoir la langue bien pendue, Lily Allen tombe - et parfois avec grand fracas - dans la caricature de ses aînés (« Everything's Just wonderful », « Take what you take »). Résultat des courses : cet un album un peu foutraque. Souffrant d’un équilibre bancal, il n’affiche pas une réelle couleur musicale. N'est pas original qui veut ! Avec un peu de chance le prochain sera meilleur.

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