Prononcez Alexis On Fire et non pas Alex is On Fire ! Le groupe qui tire son nom du site Internet d’une stripteaseuse contorsionniste est originaire de l’Ontario. Formé en 2001 il accouche d’un premier album un an plus tard, et se forge déjà une solide réputation dans le milieu post hard core. Sa musique se caractérise par une association de hurlements rauques alternant à un chant doux et harmonieux, le tout couché sur des mélodies de guitares complexes. En 2004 il parcourt l’Europe en compagnie de Rise Against et promotionne l’album « Watch Out » qui récolte des critiques élogieuses.
« Crisis » est sans doute l’œuvre la plus aboutie du combo canadien. Les sons post hard core se marient désormais à des mélodies néo metal, voire à la limite du death dans les titres les plus violents. Dans la lignée d’un Thrice, le combo apprécie les sonorités torturées et aime répandre son énergie avec une férocité teintée de grâce. Bien loin de Motorhead, d’Alice Cooper, de Danko Jones ou de Paradise Lost, Alexisonfire - nonobstant son assimilation au metal - ne s’adresse pas aux headbangers, mais ravira les amateurs de System of a Down ou même de Dillinger Escape Plan. Pas vraiment notre tasse de thé, mais un album méritant qu’on y prête une oreille attentive.

Nederlands
Français 
