“The magnificient defeat”. Un titre presque trop bien choisi pour cet album de Jay Bennett. Dès la première plage (« Slow beautifully seconds faster ») démarre une suite de chansons bien ficelées, mais décevantes. Vague mélange d’Elvis Costello et de Tom Waits, en moins bon. Les treize chansons qui composent l’album s’enchaînent sans surprise. C’est que notre ancien membre de Wilco semble avoir définitivement laissé tomber les riffs étourdissants ou les envolées lyriques pour des mélodies plus lassantes, voire rébarbatives (« Out all night », « Butterfly »). Un court moment de répit nous est cependant accordé lors d’un « Overexcusers » aux accents plus festifs. Il entraîne l’auditeur stupéfait bien loin des premières mélodies. Jay Bennett a également le bon goût de terminer sur un petit blues sympathique (sans plus) dont l’avantage est de modifier l’impression déplaisante générale de l’œuvre. C’est donc sur un son quelque peu monocorde de garde-chiourme que Jay Bennett tente péniblement de faire voguer sa galère. Souquez, matelots! Souquez ferme! Les eaux profondes sont en vue, là-bas. Au loin.
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