The Beautiful New Born Children débarque d’Allemagne et remet les méthodes “Do it yourself” sur la platine. D’abord, une pochette façon copier-coller, en noir et blanc, illustrant l’arrestation d’un cool par des flics (par définition pas cool). Ensuite, la musique écorchée du quatuor encule férocement les règles. Flash ! Les contrôles de vitesse ne les effraient même pas. En 23 minutes, ces adorables nouveau-nés nous balancent neuf chansons boostées pour un ultime record de piste. Pieds au plancher, les huit premiers projectiles demeurent planqués sous la barre des deux minutes. Et laissent près de sept minutes de distorsion à combustion au morceau final (« Up and Down and Round and Round »). Bienvenue à la maison : Per à la batterie, Lolli à la gratte, Kirsten à la basse et son diable d’époux, Michael, au chant. Point commun de ces quatre cocos : un bébé. Pas très rock’n’roll, certes… Néanmoins, tous sont les heureux parents de gentils bambins. Certainement sourds dès leur plus jeune âge, ces marmots vivent dans un cocon familial énergétique. Dès l’ouverture, entamée tambours battant par « Do the Do », on plonge dans une ambiance électrique : du Velvet branché sur 10 000 Volts. Cet album des Beautiful New Born Children s’adresse à tous les fans frustrés des Strokes période “Take it or Leave It”. Du larsen initial au larsen final, des riffs percutants ne cessent de porter une voix noyée sous une saturation permanente de micro. Cette formation célèbre la rencontre des Libertines et des Strokes, de Jesus & Mary Chain et du MC5. Aimer ces groupes, c’est adopter The Beautiful Newborn Children. Chez eux, les chansons s’affublent de noms sympas, aussi courts à épeler qu’à gueuler : « A Good Dose », « I Do To », « Left, Right, Forward » ou encore « OK, Allright, Fine ». En définitive, le problème réside dans la possibilité de freiner un disque chevauchant à cette allure. Le crash ne peut être évité. Bang ! Du sang plein la face, les oreilles calcinées par ce mur de son, on se relève. Tremblant, on tend le bras, on serre les dents. Cette dose sera peut-être la dernière. Mais tant pis, la dépendance n’a pas de prix.
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