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Ils parlent ‘une espèce de langage ésotérique, un langage familial, une géométrie sémantique dans laquelle la distance la plus courte entre deux points est un cercle complet’ (J.D. Salinger). Les Comets On Fire jouent du rock fractal et délétère, en prise directe avec la fin des sixties et ses relents acid : au contact de leur musique proto-psychédélique s’altère rapidement notre esprit, se dilatent joyeusement nos synapses. Castaneda, es-tu là ? En plein solo barbiturique (« Dogwood Rust »), un homme-lézard fait crisser ses cordes vocales : les boules (même pas Quiès), qui tournent au-dessus de nos têtes comme autant de visions d’un nirvana cosmique. Plus loin des décharges électriques tentent de nous faire voir le septième ciel : l’escalier, en colimaçon, n’en finit pas de monter. C’est quasi la nausée (« Jaybird »). Sommes-nous en plein Eden chimique, version Las Vegas Parano ? « The Swallow’s Eye » déroule son prog rock fumant entre King Crimson et Hawkwind, puis l’Echoplex prend le relais et transforme les guitares en démons dissonants : c’est le Dead période Dali, les Stooges maîtres ès peyotl (« Holy Teeth », « Sour Smoke »). Ben Chasny de Six Organs of Admittance calme le jeu et tente d’inoculer son venin country-blues (confer Crazy Horse, Allman Brothers Band, voire Dr. John) à ceux qui sont toujours vivants (« Lucifer’s Memory »), mais il n’y a rien à faire : tout le monde est défoncé. La prochaine fois, faudra prévoir des camisoles.

Informations supplémentaires

  • Band Name: Comets On Fire
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: Sub Pop / Konkurrent
  • Date: 2006-09-26
  • Rating: 0
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