Tout d’abord, je n’aime pas du tout le nom du groupe. J’en ai fait part à Stéphane, un de nos deux spécialistes en métal. Et il a bien rigolé. Faut dire que dans le style, les patronymes mortuaires pullulent. Passé cette aversion, j’ai dû me rendre à l’évidence : le potentiel de ce duo lillois est considérable. Enfin, c’est l’impression qu’a laissée cet EP 5 titres. Cercueil joue une musique hybride (NDR : de l’électro dark pop, paraît-il !), quoique largement dominée par les synthés. Une musique balayée par le falsetto assez particulier, sinusoïdal, de Pénélope Michel (NDR : parfois sa voix me fait penser à celle de Mathieu Chedid). Enregistré par Fred Norguet (Sleepers, Burning Heads) au sein des studios le Chalet à Bordeaux, cet Ep démontre déjà leur capacité à varier les styles. Depuis « Low » (NDR : une référence à Bowie ?) qui évolue à la croisée des chemins d’Ultravox voire de Tubeway Army (les synthés !), d’Ozark Henry (ses débuts surtout) et de Tuxedo Moon (les accords de basse sont aussi ténébreux que ceux assénés par Peter Principle) à « U need it », une plage sculptée dans la country spectrale (ce banjo !), en passant par l’obsessionnel « Opening night ». Réminiscent de feu Nico, mais en plus alerte, cette plage est hantée par une trompette qui n’est pourtant pas jouée par Luc Van Lieshout (NDR : encore un musicien de Tuxedo Moon). Reste « Noche », dont le traitement électro, nonobstant la présence de ce fameux banjo, rappelle inévitablement celui qu’avait opéré Radiohead sur ses albums « Kid A » et « Amnesiac ». Et puis « Sponger gene ». Caractérisé par un clavier vintage, il s’achève par un refrain paradoxalement disco. Etonnant et surtout à suivre de très près !

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