Mine de rien, le quartet néo-zélandais nous livre déjà sa troisième production, une nouvelle petite merveille de hard rock n’roll old school où se mêlent harmonieusement une myriade de nouvelles influences. Sur son opus précédent, « Outta Sight/Outa Mind », The Datsuns était brillamment parvenu à canaliser son énergie débridée. La production de John Paul Jones (ex Led Zeppelin) n’était pas étrangère à cette approche plus mélodique, mais pas pop pour autant. Armé et confiant, le band confirme cette maturité naissante et ouvre toutes grandes les portes de son univers où des influences soul, blues et même funk viennent se greffer. Sur « Two little Fire » et « All Abroad » on s’étonnera dès la première écoute de la présence de chœurs accordés par des divas noires, avant de devenir complètement accro à ces deux pépites paradoxales mais diablement efficaces. Piano et orgue viennent enrichir la large palette sonore, flattant la voix posée de Dolph. On savoure chaque seconde. Beaucoup plus heavy « Who are you Stamping your Foot for » constituera un titre d’intro idéal pour les concerts de la tournée européenne à venir. « Maximum Heartbreak » fera taper du pied les fans d’AC/DC et « Emperor’s New Clothes » laissera pantois plus d’un amateur de solos de gratte endiablée ! Génial !
On s’étonnera néanmoins de l’absence d’un producteur ! Le groupe s’est occupé personnellement de la tâche qui incombait autrefois au bassiste de Led Zep. Comme si personne n’avait été capable de bien assimiler le nouveau concept des Datsuns bien déterminé à opérer un subtil mélange de nombreux styles tout en préservant l’esprit rock n’ roll. Bref, encore un must !

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