Si feu Roy Orbison était une femme, elle se prénommerait à coup sûr Nicole. Outre le fait que cette native du New Jersey jouisse d’un timbre proche du rival éternel du King Elvis, cette chanteuse possède ce don de distiller avec beaucoup de romantisme obscur, une country pop inspirée par les 60’s. Après avoir passé trois ans au sein du groupe Los Parasols, dormi dans une Dodge le long de l’Avenue A à New York, elle a pu compter sur l’aide de quelques amis dont David Muller (musicien occasionnel de Yoko Ono, Fiery Furnaces ou encore Fischerspooner), pour déterminer ce qui lui correspondait le mieux à son profil.
Tout au long de ce « Neptune City », Nicole Atkins lâche tout ce qu’elle a sur le cœur. Histoire de sa ville, de sa famille, de ses amis et rupture amoureuse. Mais ce melting-pot est bourré de clichés typiquement américains ; et franchement, il ne vaut pas le détour. La pauvre Nicole ressent le besoin de cracher le morceau et au fil de l’elpee, on a l’impression de se muer en psychologue ou en assistant social. Bien sûr, sa performance vocale est irréprochable, mais son expression sonore se complaît dans un folk banal lorsqu’elle n’est pas gonflée aux orchestrations de cordes pompeuses. En outre, ses textes finissent par nous assommer. Ses histoires, on a les a d’ailleurs trop souvent entendues, même dans une file d’attente à la boulangerie. « Neptune City » ne parvient jamais à décoller et ne provoque jamais la moindre onde de frisson. Quant à la magie, n’en parlons pas ; elle est encore à des années lumière de celle qui hante et hantait les œuvres de Leonard Cohen ou encore de feu Roy Orbison. On y revient !

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