Le groupe bruxellois recueille l’unanimité. Hooverphonic, c’est le Nord et le Sud du pays, Kim Clijsters et Justine Henin sur la même portion de terrain. Depuis la sortie de « Blue Wonder Power Milk » en 1998, le projet totalitaire d’Alex Callier est devenu un buzz énorme. Chouchou en sa patrie, admiré par une cohorte de spectateurs internationaux, Hooverphonic revient aux affaires par l’entremise de « No More Sweet Music ». Le groupe, représenté par le trio Geike Arnaert (voix), Alex Callier (Dieu tout-puissant) et Raymond Geerts (guitare), arpente le même tapis rouge que lors de ses précédentes réalisations. Sous les flashes, les paillettes et le strass de la réussite, ce sixième (double) album trotte sur les hits, bottes en cuir et costard en flanelle pour tout apparat. « Plus de musique douce ? » Et le cul des auditeurs, c’est du poulet ? Soyons sérieux : Hooverphonic inscrit ce disque dans la continuité de son œuvre et, si les 11 titres de cet album ne scintillent pas d’une originalité éblouissante, ils ont le mérite d’afficher une propreté irréprochable. De « We All Float » à « Your Heart Me » en passant par « Wake up » ou l’éponyme « No More Sweet Music », les hits radio sont à nouveau au rendez-vous. Cette collection de tubes, impeccable et propre sur elle, accentue les contours d’une musique évoluant aux confins de l’electronica, de la pop et d’une imagerie cinématographique condescendante Complété par deux DVD et une remise en contexte électronique des titres originaux de « No More Sweet Music », l’album affiche sa générosité et sa volonté exploratoire. Cet album est donc la suite réussie des aventures d’Hooverphonic : une évolution qui conflue au gré d’un long fleuve. Tranquille, forcément. « No More Sweet Music ? »
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