A croire que le clonage est autorisé sur les terres anglo-saxonnes. Les Strokes et leurs cousins Franz Ferdinand ont ouvert la porte aux falsificateurs et peu d’entre eux en sont ressortis indemnes. La recette est simple pour attirer une myriade de petits joueurs : prenez une mélodie efficace (facile) et balancez dessus un rythme suave avec une pointe de dynamisme (easy), secouez le tout et vous obtenez The Immediate. Le shaker déjà vu. Malgré une tentative d’accroche, le résultat est clair : le premier album du quatuor irlandais laisse un grand vide derrière lui. On soupire, on s’ennuie et on s’endort. La formation est pourtant grandiloquente. Touche-à-tout (3 instrus minimum chacun) les musiciens sont capables d’utiliser leurs cordes (notamment vocales) et de digérer leurs influences (Pink Floyd sur « Let This Light Fill Your Eyes », Velvet Underground sur « Can't Stop Moving »). A en attirer plus d’un producteur flairant la pépite qui a de fortes chances de se refléter sur les ondes. Pari tenu pour Chris Shaw (Wilco, Super Furry Animals, Public Enemy, Dylan) qui a ouvert la brèche pour mettre en forme ce premier album crédité de critiques unanimes outre-manche (‘Oh my god !’). Une production qui a de l’allure donc et un avenir tout tracé pour une énième récupération indie pop rock. Mieux vaut en rire.

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