Les plus éveillés d’entre vous l’auront sans doute déjà compris au titre de l’album. Le troisième opus des vénérables papys congolais invite La Havane à Kinshasa. Pas vraiment une surprise, car le précédent « Congo Life » recelait déjà pas mal d’éléments cubains. Il faut dire que cette musique a beaucoup influencé la rumba congolaise des années 50 et 60, les musiciens de l’époque y retrouvant des composants de la musique de leurs ancêtres. Pour la circonstance, le concept implique la reprise de morceaux adaptés ou composés par Guillermo Portabales. Ce guitariste cubain jouissait (à son insu) d’un grand succès en Afrique et popularisa la guajira (musique des campagnes). Nonobstant les paroles chantées en lingala, ce disque constitue donc un hommage. Manu Dibango apporte quelques solos de sax, alors que les arrangements de cordes et de cuivres sont signés par Nelson Hernandez (producteur de Celia Cruz). Ajoutez-y quelques pointures new-yorkaises de la musique latine et le concours de beaux solos de guitare offerts par Papa Noël (tout compte fait il existe), et vous obtenez un album dont la très belle couleur sonore est enrobée par une charmante atmosphère volontairement désuète ; une atmosphère déjà présente sur « Congo Life ». Malheureusement ce Kinavana souffre des mêmes défauts : un peu trop uniforme et lisse pour susciter l’adhésion, il privilégie l’indolence à l’énergie. Résultat des courses : on s’ennuie un peu, même quand le rythme fait mine de s’emballer. Et je pense tout particulièrement à « Fungola Motema » ou encore à l’envoûtant « Yo Odeconer ». Néanmoins, les mordus du genre devraient apprécier. Les autres peuvent passer leur chemin.
À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…
L’école d’art de Library Card
Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau…

Miossec simplifie…
Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…
Denver ou DNVR ?
DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…
Nederlands
Français 
