Pour ce groupe de néo-métal gallois, formé en 1997, tout s’est accéléré en 2000 lors de l’engouement suscité par l’album « The Fake Sound of Progress » et une série de prestations remarquées, notamment aux côtés de Linkin Park et des Deftones. Cartonnant en 2004, le single « Last Train Home » a confirmé la capacité des Lost Prophets à faire bouger les foules. Cataloguée ‘émo’, la musique du combo a depuis beaucoup changé. Son néo métal énervé a laissé place à un rock davantage hybride qui ravira autant les adeptes de Sum 41 que les premiers fans de Korn (NDR : ce sont souvent les mêmes !). Le groupe évolue, mais n’en reste pas moins fidèle à ce que les amateurs du genre pouvaient attendre de lui.
Ouvrant les hostilités, « Every Day Combat » démontre à lui seul que le son ne s’est pas radicalement métamorphosé. C’est pourtant Bob Rock qui assure la production ! Bob Rock, l’homme qui a tué Metallica pour les puristes. Une pièce telle « A Town Called Hypocrisy », chanson surprenante au refrain accrocheur et énergique, a toutes les qualités pour tourner en heavy rotation sur Pure FM ou Studio Brussel. De belles lignes de basse et un chant propre, mais pas trop, sont aussi des caractéristiques de cette nouvelle livraison d’un Lost Prophets de toute évidence au sommet de sa forme. Nous ne sommes pas spécialement des inconditionnels de ‘néo’, mais il faut reconnaître que cette plaque est fort agréable à écouter, même si elle n’apporte pas de nouvelles théories révolutionnaires en matière de métal pour ados.

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