Histoire moderne. La nouvelle s’est répandue sur la toile. Tapes’N Tapes serait la nouvelle sensation post-Arcade-Monkeys-Say-Yeah. En matière de hype et de dopage de mode, Internet constitue désormais un catalyseur essentiel pour l’industrie du disque. Alors, les Tapes’N’Tapes sont-ils aussi brillants qu’Arcade Fire ? Aussi jeunes et énergiques que les Arctic Mokeys ? Aussi mélodiques et catastrophiques sur scène que Clap Your Hands Say Yeah ? De ces questions découlent quelques éléments de réponse. Josh Grier et ses trois acolytes possèdent, de toute évidence, un talent harmonique débordant d’une énergie juvénile déjantée. Rôdé par des concerts en compagnie de Futureheads ou du Brian Jonestown Massacre, Tapes’N Tapes s’est forgé une puissante expérience scénique.
Côté musique, on continue d’épuiser les accotements du carcan du moment : Talking Heads + Pavement + Pixies + Neutral Milk Hotel = succès immédiat. Pour l’instant, cet ingénieux mélange tient toujours la route. A l’image de « The Loon », premier album de ces drôles de Tapes’N Tapes.
Venue de Minneapolis, la formation pénètre dans l’antre de la hype armée d’un fuzz-folk-rock bricolé de mille astuces. Petites touches de xylophone, d’euphonium ou de flûte viennent, tour à tour, injecter ce subtil grain de folie dans la musique du quatuor. En découle de belles réussites : The Illiad », « Insistor » ou « 10 Gallon Ascots ». A ce jour, Tapes’N Tapes n’a pas encore revêtu le maillot jaune de leader. Mais la pression est énorme. Sauront-ils s’imposer en patron ? Tout dépendra certainement de la rigueur des autres concurrents dans la montée vers les sommets.

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