Un événement. Comme toujours. La sortie d’un nouvel album des Melvins constitue le pinacle de l’année pour les fans endurcis. Année bénite, soit-dit en passant. Deux sorties en cet an de grâce. D’abord le live de Houdini au grand complet. La meilleure plaque de 2006 ne serait-elle pas un album de 1993, a-t-on entendu clamer quelque aficionado sûr de son fait ? La prestation, décharge héroïque monstrueuse, dévoile que la question mérite d’être posée. A la première écoute de « (A) Senile Animal », l’impression se révèle plus diffuse. Le troisième titre, « Civilized Worm » plutôt catchy, se laisserait même siffloter sous la douche. Pause. On s’assied, on reprend son souffle et on se concentre. Et là, c’est la claque, l’apnée de quarante minutes, la braise et la tempête. Entrée en matière, « The Talking Horse » vous étrangle après trois petites secondes. « Blood Witch » qui suit, tronçonne au plus près de l’os et déjà, les mains des plus robustes deviennent moites. Le son est herculéen, même si l’on peut palabrer sur la pertinence des deux batteries. A l’instar de la performance du Fantômas Melvins Big Band, même si le duo de cogneurs apporte une indéniable puissance, la formule montre parfois quelques limites. On aurait préféré une frappe plus polyrythmique, plus scindée comme sur le triptyque « Faced Granny - The Hawk - You’ve Never Been Right », illustration parfaite et absolument renversante de cette formule. Les Melvins ont toujours le talent pour perpétrer un riff bien lourd et le coup asséné à « A History Of Bad Men » est des plus pesants. C’est donc face contre terre qu’on enchaîne sur l’ultra-malade « The Mechanical Bride », virée malsaine et glaciale au sein d’une psyché tourmentée. Quoi d’autre sinon ? Retour au calme et à la raison, « A Vast Filthy Prison» permet de quitter le disque sur la pointe des pieds. Mais qu’on ne s’y trompe pas, vous ne retrouverez une sensation terminale pareille que chez l’équarrisseur du coin. Magistral !
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