L’electroclash est mort. Place au revival Big Beat. Et bordel, ça décrasse ! Si t’as toujours voulu organiser une rave party dans ton salon ou dans ta chambre à coucher, « Something Came Up » est l’accessoire idéal pour faire trembler les murs ! Croisement parfait entre un Leftfield déjanté et un Prodigy au plus haut de sa forme, Josh Gosling alias Mekon et ses invités (et non des moindres) balancent une suite de beats bourrus à souhait qui n’ont absolument plus rien à voir avec le hip hop de « Relax With Mekon » (2000). La respiration haletante de Philipa Horan, ouvrant les hostilités sur « Boy Bitten » annonce la couleur : il va falloir retenir votre souffle, les amis.
Bobby Gillespie et Alan Vega rejoignent ensuite le DJ pour un « Blood On The Moon » schizophrénique avant de laisser place au gros dossier de ce recueil. « Yes Yes Y’all », mené au fouet par Roxanne Shante (déjà présente il y a six ans sur l’indémodable single « What’s Going On ? »), est tout simplement un condensé d’énergie pure, une orgie de sons bruts. Sa basse hallucinatoire ferait passer la plus psychotrope des pilules pour un tic-tac. Que ce soit seul (« G.S.E. », « Show Mercy ») ou en compagnie d’invités de marque (Marc Almond sur le bien nommé « Delirious »), qu’il fasse dans le neuf ou dans le recyclage (« D-Funktional », collaboration entre l’artiste et Afrika Bambaataa datant de 2004), Mekon maîtrise avec génie un genre trop longtemps laissé pour compte. Se clôturant par un étonnant et décalé « K.Blues » aux limites du country blues, « Something Came Up » s’inscrit certainement comme la chose la plus intéressante, voire la seule chose, qui soit arrivé au Big Beat depuis « Fat Of The Land » et « Dig Your Own Hole ». Fatboy Slim, The Chemical Brothers ou encore Prodigy peuvent tranquillement aller se rhabiller.

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