Sur la bio consacrée à Sandrine Collard on peut lire textuellement : ‘Après un long passage obligé au solfège, violon, piano, j’ai profité de quelques années au violoncelle mais de façon trop paresseuse.’ Une déclaration à la franchise savoureuse. Et c’est bien l’esprit que semble entretenir The Ideal Husband : la sincérité. « No Bye No Aloha » évolue loin des formats actuels. Balayé par ses ukulélés hawaïens et ses pedal steel de grand père, il s’écarte complètement du courant contemporain dominant. On prend un avion,… non, plutôt un hydravion, pour se retrouver sur l’île d’un archipel fantôme, que seul Monsieur Roarke de « L’Ile Fantastique », connaît. Non content de nous amener dans un coin paradisiaque, l’engin volant a remonté le temps pour nous projeter dans une ambiance 60’s, celle de toutes les libertés. « No Bye No Aloha » procure une sensation et une volonté d’oisiveté sans équivoque. On se prend l’envie de tout envoyer dinguer, de mettre les clapettes et aller se boire un petit cocktail, collier de fleurs autour du cou. Et on se délecte de se balader sur les quatorze plages de sable fin que l’équipe à tamisé avant notre arrivée. Au sein du staff de The Ideal Husband, on retrouve un certain Dan Lacksman, ancêtre de Telex. Mais aussi Louise Peterhoff en vahiné chanteuse à la voix suave, et surtout Benjamin Clement, multi-instrumentiste aux bras de pieuvre… Composé et écrit par Sandrine Collard en personne, ce premier opus prolongera vos vacances, et n’aura comme seule ambition, que de vous caresser par sa sensualité et sa douceur. Un album à se procurer, juste pour la fraîcheur qu’il dégage et le sentiment de bien être qu’il procure. Et ça c’est énorme !

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