La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

logo_musiczine

Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

giaa_kavka_zappa_05
Stereolab

Rascalize

Écrit par - -

Drôle d’idée d’avoir choisi pour patronyme, celui d’une des formations les plus intéressantes de la soul pop américaine des années 60. D’accord, au départ elle s’appelait Young Rascals avant de finir son parcours en New Rascals (NDR : c’était fin des eighties), lorsque le chanteur/claviériste Felix Cavaliere et le drummer Dino Danielli ainsi que le guitariste Cornish décident de reprendre l’aventure. A laquelle il sera rapidement mis fin, suite à des querelles incessantes entre les trois antagonistes.

Mais trêve d’histoire, venons-en à nos nouveaux Rascals  (NDR : pas fait exprès, j’vous jure !) Un trio qui nous vient du Merseyside. De Wirral très exactement. Et dont le premier elpee s’intitule « Rascalize ». La presse insulaire n’est pas très tendre vis-à-vis de cet opus. Elle lui reproche de marcher constamment sur les plates-bandes des Arctic Monkeys et de The Last Shadow Puppets. Ce qui pourrait se comprendre puisque ce projet implique Alex Turner des Monkeys ainsi que Miles Kane des Rascals. Mais franchement, après écoute attentive, on se rend compte que les influences sont bien plus subtiles voire même complexes.

Le climat est ainsi parfois lugubre, menaçant, mystérieux. A l’instar du titre maître de l’elpee. Finalement assez proche de Bauhaus. La basse y est sombre, presque cold (NDR : une règle générale d’ailleurs), alors que la voix de Kane emprunte des inflexions à Peter Murphy. Un climat que l’on retrouve sur le psychobilly « Does your husband know that you’re on the run ? ». Même si pour la circonstance, la basse se met à tracer. Et puis la guitare à gémir, à hurler. Un peu comme si le vent soufflait dans les immenses pièces d’un château hanté, alors que la voix libère ses incantations redoutables. Psychotiques, reverb, discordants, acérés, jaillissants, frénétiques, cosmiques ou arides (funk blanc !), les riffs de guitare se révèlent plutôt amples tout au long de cette œuvre. Morceau final, « I’ll give your sympathy » recèle même des accès de grunge épurés, alors que la ligne de basse se révèle tantôt paresseuse, tantôt venimeuse. Maintenant, il est vrai qu’en choisissant David Lynch pour référence en matière de lyrics, cet elpee ne pouvait baigner qu’au sein d’une atmosphère ténébreuse. Ce qui n’empêche pas ce « Rascalize » d’être de toute bonne facture…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: The Rascals
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: Deltasonic / Coop / V2
  • Date: 2008-08-18
  • Rating: 3
Lu 1087 fois
Plus dans cette catégorie : « The Rex The Dog Show Conor Oberst »