Chanteur à la voix d’or (entre McCartney et Beck), Pascal Deweze appartient à cette catégorie de musiciens flamands réputés pour leur créativité. Des artistes qui, au cours des années 90, ont intronisé la Belgique sur la carte mondiale de la pop. Après avoir dispensé sa power pop chez Metal Molly (et leur tube « Orange »), l’ami Pascal n’a pas chômé. Il a notamment apporté sa collaboration à l’enregistrement des albums de la formation batave, Bettie Serveert, joué chez Chitlin’ Fooks et fondé, en compagnie de Mauro Pawlowski (leader des Evil Superstars), les excellents Mitsoobishi Jacson et Shadowgraphic City.
Depuis quelques années, Sukilove constitue son principal projet. Le troisième album de sa formation a bénéficié du mixage avisé d’Aaron Prellwitz. Pas un type né de la dernière pluie, puisque quelques pointures ont déjà fait appel à ses services… dont Neil Young. Posée sur un tapis de guitares et de claviers fortement électrifiés, cette œuvre sombre et atmosphérique est alimentée par des rythmiques rock essentielles. Ce « Good is in your bones » fait même penser aux travaux solos de John Parish voire à un Tom Waits plus expérimental ; encore que certains aspects pop (NDR : les plus limpides !) s’inspirent manifestement d’un McCartney. Marécageux, psychédélique, ce disque - ma foi fort agréable à écouter - recèle trois compos absolument remarquables : « Mama », « Let’s Dive » et « Even the angels sin ». Dommage cependant que le reste ne soit pas de la même facture…

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