Réduit aujourd’hui à un trio, The Vines nous propose son troisième opus. Un elpee qui fait suite à l’excellent « Highly evolved », paru en 2002 et au trop racoleur/accessible (biffez la mention inutile) « Winning Days », gravé deux ans plus tard. Craig Nicholls, le leader n’avait d’ailleurs pas tellement apprécié la critique négative qui s’était abattue sur sa seconde plaque. Faisant même le vide autour de lui. Finalement, il a accepté de se soumettre à différents examens médicaux. Et la faculté a diagnostiqué qu’il était atteint d’une forme assez rare d’autisme : le syndrome d’Aperger. Bref, on comprend mieux aujourd’hui ses réactions excessives. Et il faut lui reconnaître bien du courage pour avoir remis son métier sur son ouvrage. Malheureusement, ce « Vision valley » ne casse quand même pas la baraque. Et la présence de ballades inoffensives, pour ne pas dire inconsistantes, n’y est pas étrangère. On a même droit en final à un long slow de plus de six minutes, dont le Barclay James Harvest était si friand au cours des seventies. En outre, il faut se demander si Nicholls est atteint du syndrome d’Asperger ou de Kurt Cobain. Car le spectre du défunt leader de Nirvana hante la plupart des chansons de cette plaque. Il en a même chopé le timbre de voix. Et puis son néo grunge fait un peu daté. Même l’ouverture « Anysound », dont le riff de guitare semble avoir été pompé chez le « You really got me » des Kinks. Et pourtant, le disque recèle l’une ou l’autre petite perle. Et je pense tout particulièrement au hit potentiel « Don’t listen to the radio », compo power pop rampante, insidieuse, réminiscente des Cars. Du presque psychédélique « Candy Daze », tellement proche des Dandy Warhols. Et enfin de l’hymne insolite « Futuretarded ». Maintenant si vous êtes des nostalgiques des groupes qui ont marqué la scène de Seattle fin des eighties, début des nineties, vous pouvez acheter les yeux fermés…

Nederlands
Français 
