Emmené par Cassandra Ford, The Vincent Black Shadow nous vient de Vancouver, au Canada. Une formation conduite par Cassandra Ford, une vocaliste au timbre immaculé, tantôt puissant, tantôt mélancolique, particulièrement troublant. Et pour cause, il est tellement proche de celui de Gwen Stefani. Maintenant, pour la musique, TVBS évolue dans un tout autre registre, carburant à l’énergie et manifestant beaucoup de créativité. Faut dire que la diva charismatique bénéficie du soutien d’un excellent backing group. Impliquant les frères Kirkham (guitare, basse et batterie) et puis une claviériste (NDR : très talentueuse) qui répond au nom de Mary Ancheta. Au menu de ce « Fears in the water » une volée de hits potentiels. « Metro » tout d’abord. Une compo efficace, endiablée et mélodique qui ouvre l'album. On nage ici en plein soft punk au refrain énergique et enivrant. « Control » ensuite et ses riffs vibrants. Le contagieux "Bullet on the Tracks". Et enfin la ballade savoureuse, amère, tendre et raffinée "Don't go Soft". Une plage qui nous plonge dans un univers magnifique, empreint d’une grande mélancolie. Le climat de ce disque est d’ailleurs très souvent subrepticement sombre. Cet à cet instant qu’on se rend compte de la capacité du combo à explorer d’autres horizons sonores. Autres que pop, rock ou punk. Plus proche d’Evanescence même. A l’instar du grandiloquent « Valentine » ou encore de « Broken », probablement le meilleur morceau de la plaque. Voix superbe, conjugaison de guitare et de claviers, refrain d’enfer et rythmique implacable dominent parfaitement leur sujet. Et le final n’est pas en reste, TVBS terminant cet opus par un dantesque « Letter to no one » : les soli de guitares, les claviers et les drums s’en donnant à cœur joie. Et davantage qu’Evanescence, c’est à No Doubt qu’on pense alors, probablement l’autre influence majeure de The Vincent Black Shadow…

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