Enregistré dans l’urgence entre deux tournées, « We Are Beautiful, We Are Doomed », le second bébé de Los Campesinos! éclot quelques 9 mois à peine après la naissance de « Hold On Now, Youngsters… », le premier opus des Gallois. Cette urgence, le septuor la transpose sur l’entièreté d’un disque qui s’inscrit dans la continuité de son prédécesseur. Los Campesinos! ne cherche manifestement pas à innover ou à se réinventer mais tente simplement de ne pas se faire oublier. Le résultat de « We Are Beautiful, We Are Doomed » est plutôt attendu. Très peu de morceaux se distinguent du reste de la discographie du groupe. L’étincelle se fait attendre mais bien que certains extraits s’avèrent supérieurs aux autres, il y manque un single de la trempe de « You! Me! Dancing! », ce tube immédiat qui invitait ses auditeurs à faire des bonds sur leur matelas en chantant à tue-tête son refrain. Il faut d’ailleurs craindre que le combo ne puisse jamais reproduire une semblable perle…
« We Are Beautiful, We Are Doomed » se rapproche largement plus du petit caprice d’une bande de joyeux lurons que d’une œuvre achevée. Seuls « The End Of The Asterisk » et le joli « Heart Swells/Pacific Daylight Time » permettent à l’auditeur de différencier les deux ouvrages de la bande. Les fans seront probablement ravis de l’ensemble, mais Los Campesinos! devront produire un troisième recueil sensiblement différent s’ils veulent rester dans les bonnes grâces des autres.

Nederlands
Français 
