De la ‘hype’ et ses limites… C’est un bon sujet d’étude soulevé par Heartbreak. Un duo saugrenu partagé entre le chanteur argentin Sebastian Muravchik et Ali Renault, petit génie des claviers. On soupçonne Heartbreak de vouloir titiller les tétons des critiques blasés en annonçant en grande pompe la naissance d’un nouveau mélange improbable : l’italo disco et le métal !! Justement intrigué, on jette une oreille sur ce qui est annoncé comme une machine à faire bouger les dancefloors. Mais hormis la franche rigolade provoquée par l’écoute de « Lies », il serait bien malhonnête de vous conseiller l’achat de ce disque pour enflammer vos surprises-parties. Sauf si vous avez envie d’amuser vos convives. Car les délires vocaux de Sebastian Muravchik valent effectivement le détour. Plutôt que d’un groupe de métal, il a plutôt l’air de s’être échappé d’un groupe de reprise des Scissor Sisters. Les paroles sont d’une débilité profonde (‘Heroes of the night, nothing to disguize, living just for fun !’) ; mais elles sont interprétées avec une telle conviction qu’on a l’impression que sa vie en dépend. Le tapis sonore est tissé dans les fibres ‘eighties’. Ali Renault emprunte (pompe ?) autant à la new wave électronique du début des années 80 (OMD) qu’aux gimmicks de l’italo disco de la même époque ; à un tel point que « Don’t Lose My Time » lorgne résolument vers le vieux tube « Tarzanboy », un morceau ayant rencontré son petit succès, il y a bien longtemps. « Robot’s Got The Feeling » touche même le fond. A cause de ce break horrifique qui rappelle (pastiche) le « Thriller » de Michaeël Jackson; mais un "Thriller" au cours duquel Vincent Price se serait chargé des parties vocales. L’imitation est certes parfaite, mais pour l’originalité et les bons morceaux, il faudra revoir la copie.

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