« Furr », le quatrième opus de Blitzen Trapper, paraît seulement onze mois après son prédécesseur, « Wild Mountain Nation ». Une précipitation qui s’explique par l’engouement soudain pour la formation et leur signature au sein de Sub Pop, le label que l’on ne présente plus. Révélé en Europe grâce à la tournée accordée en compagnie de Two Gallants, Blitzen Trapper met la pédale douce sur son Americana bordélique. Entre folk et lo-fi, la formation délivre un recueil passablement mieux contrôlé et forgé que les travaux antérieurs. Malgré des influences bien trop évidentes, Grateful Dead, The Beatles et Neil Young en tête, le sextet originaire de Portland s’offre ici l’un de ses meilleurs ouvrages.
L’esprit sixties/seventies reste donc fort présent (« Sleepytime in the Western World », « Furr », le très beau « Lady On The Water ») mais ce sont avant tout les bidouillages à la Beck, circa « Odelay », qui accroissent le charme de ce nouveau disque. Des morceaux tels que « Gold For Bread », « EZ Con », « Fire + Fast Bullets » et « Saturday Nite » marquent un nouveau départ pour Blitzen Trapper, une bande de joyeux drilles qui semble enfin avoir trouvé ses marques.

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