L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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NYC

Écrit par - Antoine Verhoeven -

Kieran Hebden est loin d’être un inconnu sur la scène électro. D’abord guitariste au sein du groupe post-rock Fridge, le Londonien s’est reconverti dans l’électronique en créant Four Tet. Un projet en solitaire qui lui a permis d’explorer ses propres idées. Pour enregistrer « NYC », il s’est associé à Steve Reid, drummer d’anthologie qui a notamment participé à l’aventure Motown, mais également réalisé des arrangements en compagnie de Miles Davies, Ornette Coleman ou encore James Brown. 

La rencontre opérée entre les deux artistes et surtout les deux styles n’est pas facile d’accès ; elle est même très susceptible de laisser l’auditeur sceptique. On nage d’ailleurs parfois en pleine expérimentation pure et dure pour ne pas parler d’underground. Les arrangements concoctés par le duo sont cependant parfaitement au point. Endiablé, le drumming du sexagénaire Steve Reid trouve parfaitement sa place au sein de l’univers sonore synthétique élaboré par Kieran. Et « Lyman Place » constitue probablement le sommet de leur rencontre. On les sent même quelquefois complices. L’opus explore également les tendances jazz expérimentales des 60’s et 70’s. A l’instar de « 1st & 1st » ou encore de l’exceptionnel « 25th Street ». Il s’achève par « Departure », plage au cours de laquelle les cordes synthétiques fusionnent magistralement avec les sonorités percussives martelées par Reid. Et côté technique, Steve est tout bonnement irréprochable…

Tout au long de cette œuvre le duo tente, à travers leur musique, de projeter une vision très personnelle de New-York. Ce qui explique le titre de l’elpee. Particulièrement complexe, « NYC » n’et pas à mettre entre toutes les oreilles. Les non initiés risquent même de le taxer de brouillon voire de cacophonique. On ne pourra cependant pas reprocher à cet album de manquer d’originalité. En outre, j’estime sincèrement que le résultat de cette rencontre entre jazz et électronique contemporaine tient parfaitement la route. Il est même abouti. Et c’est à souligner ; car la rencontre entre deux musiciens talentueux n’est pas toujours synonyme de réussite…

 

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