Particulièrement remarqué lors de son passage en première partie de Rammstein au Zénith de Lille, le trio d’Helsinki Apocalyptica signe son œuvre la plus diversifiée. En 1996, quatre chevelus surprenaient tant les amateurs de musique classique que les fans de hard rock en interprétant au violoncelle, sur un album devenu mythique, les grands classiques de Metallica. Aujourd’hui, pour son cinquième véritable opus (on ne compte pas les ‘best of’ et autres rééditions), Apocalyptica nous livre un travail moins heavy et très personnel, pour tenter de séduire un plus large public. Les Finlandais veulent entrer dans les charts, c’est plus qu’évident. Chanté en duo par Lauri Ylonen (The Rasmus) et Ville Valo (Him), le langoureux « Bitter Sweet » récolte un succès phénoménal en Finlande, et la navrante sucrerie « En vie » (NDR : chantée en français par Manu Monet du groupe Dolly) est un peu lourde à digérer. Heureusement, l’ensemble est doté de quelques pièces bien heavy comme à l’époque de « Réflections » et d’« Inquisition symphony ». J’accorderai cependant et tout particulièrement un bon point à « Betrayal/Forgiveness », une plage au cours de laquelle le trio de violoncellistes a de nouveau fait appel à Dave Lombardo de Slayer dont on reconnaît instantanément la frappe aussi précise que brutale.